Quelle est la définition du métier d’ingénieur vérification ?
Un ingénieur vérification intervient avant la phase de production d’un FPGA, d’un ASIC ou d’un SoC. En ce sens, il travaille en lien avec les équipes de conception afin de vérifier leurs designs, à la fois IP, sous-système et système. Une vérification peut être réalisée à différents niveaux d’abstraction : unitaire de blocs RTL, top level et formelle.
Compétences requises, missions, formations, salaires, perspectives d’évolution de carrière, etc. : nous vous disons tout sur les aspects du métier d’ingénieur vérification.
Quels sont les parcours de formation à envisager pour devenir ingénieur vérification ?
Tout aspirant à devenir ingénieur vérification doit attester d’un diplôme d’ingénieur de niveau Bac+5. En effet, si certains peuvent le devenir après une licence technique, un diplôme d’ingénieur reste vivement conseillé. A savoir que parmi les parcours pertinents à envisager, il est possible de faire l’électronique numérique notamment. Enfin, une première expérience significative dans la vérification d’ASIC ou de FPGA est souvent demandée par les entreprises.
Quels sont les compétences et savoir-être indispensables pour être un bon ingénieur vérification ?
Un ingénieur vérification doit attester de certaines compétences techniques et savoir-être pour assurer l’exercice de ses missions. Nombreuses sont les technologies qu’il se doit de maîtriser, comme les langages de scripting et de conception RTL. Sans oublier une bonne connaissance des architectures des System-on-Chip ainsi que des concepts de conception ASIC et FPGA. De plus, il doit être à même de maîtriser la programmation objet, le flow simulation et les méthodologies de vérification. Enfin, il est impératif qu’il maîtrise un anglais écrit et oral.
En outre, un ingénieur vérification possède des qualités humaines propres qui lui permettent d’effectuer un travail de qualité sereinement. Tout d’abord, être passionné de technologies lui permettra de rester alerte face aux innovations dans son domaine. A noter qu’il possède une très bonne capacité d’adaptation couplé à un sens du relationnel aigu. Ce qui lui permet de travailler à la fois en autonomie et en équipe. Et ce, sans compter sur sa capacité d’analyse et de synthèse sans faille. Enfin, grâce à sa rigueur et concentration, il est apte à résoudre n’importe quel problème.
Quelles sont les missions inhérentes au métier d’ingénieur vérification ?
L’ingénieur vérification intervient avant la phase de production d’un FPGA, d’un ASIC ou d’un SoC. Il commence généralement par une analyse des besoins et par la réalisation d’une étude de faisabilité. Indispensable, cette étape lui permet d’établir des normes et des politiques de vérification et d’essai. Ensuite, il définit les stratégies de vérification adaptées en fonction des projets sur lesquels il est amené à intervenir. Sans oublier qu’il est chargé de développer les environnements de vérification.
Au-delà, il est responsable de la mise en place d’une approche de vérification. Après quoi, il est en mesure de rédiger et formaliser les plans de vérification. Pour ensuite réaliser les tests prévus et analyser les résultats obtenus. Chaque mission aboutie doit découler sur un livrable dont il est également le responsable. Pour finir, non seulement il lui revient de produire la documentation détaillée sur les activités et les résultats de la vérification, mais il doit aussi les mettre à jour régulièrement.
Quel est le salaire d’un ingénieur vérification ?
Un ingénieur vérification débutant peut espérer toucher un salaire environnant les 38k€ par an. Par la suite, et fort de son expérience, il pourra alors gagner jusqu’à 50k€ par an. Il faut toutefois garder à l’esprit que ce sont des fourchettes salariales, c’est-à-dire qu’en fonction d’une multitude critères, comme la localisation et la taille de l’entreprise, l’ampleur des responsabilités, entre autres, les salaires varient parfois grandement.
Quelles sont les évolutions de carrière envisageables pour l’ingénieur vérification ?
Un ingénieur vérification bénéficie d’une variété non négligeable de perspectives d’évolution. Il peut notamment s’orienter vers le domaine du logiciel embarqué et devenir ingénieur vérification et validation afin d’opérer sur un spectre plus large. Mais il peut tout autant devenir responsable ou directeur en recherche et développement après avoir acquis suffisamment d’expérience. Voire devenir chef de projet.